3-Formation à l’acquisition des compétences professionnelles

Comment comprendre le référentiel ?
Pour une meilleure lisibilité, le référentiel des activités professionnelles (RAP) s’articule étroitement avec le référentiel de certification. Autrement dit à chaque pôle d’activités définissant le métier correspond un bloc de compétences et une épreuve spécifique d’examen. De même, pour rester concret a-t-il été choisi de retenir un nombre limité de compétences associées à chacune des activités et tâches.
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Qu’est-ce que la compétence ?
Il n’est pas simple de définir la compétence car il existe près de 150 définitions ! Pour autant et heureusement, on retrouve dans la plupart des définitions quelques principes partagés :

toute compétence est mobilisée « en situation », elle est dite « située »; d’où l’intérêt de partir des situations de travail en formation pour faire acquérir les compétences ;
la compétence suppose une activité, une mobilisation, une mise en mouvement, une action. La plupart des situations de travail démarrent par une tâche à exécuter, un résultat à atteindre avec un certain degré de performance. D’où la nécessité de s’interroger en permanence, tant en formation qu’en certification, sur comment et pourquoi agit-on ainsi et pas autrement ?
la compétence est une combinaison de plusieurs éléments. Toute tâche, pour être réalisée nécessite la mobilisation de connaissances, d’outils, de techniques, de procédures, etc. Chacun va ainsi faire appel à des ressources externes (aides, guides, référents, réseau, outils, etc.) et des ressources internes (connaissances, son expérience de situations professionnelles passées, etc.) pour construire sa propre démarche afin d’effectuer le travail demandé.
Être compétent, c’est d’abord pour un étudiant de pouvoir faire face à des situations de travail liées aux activités commerciales, c’est-à-dire comprendre les tâches demandées, mobiliser ses ressources, engager une démarche pour exécuter le travail et atteindre le résultat demandé.
Or aucune situation de travail, notamment pour les métiers commerciaux, ne se ressemble et ne se reproduit à l’identique. Les situations de travail sont frappées de « variabilité », elles peuvent être plus ou moins complexes, comporter des aléas, des éléments inattendus. Être compétent, c’est donc pour un étudiant de pouvoir s’adapter à des situations qui ne se répètent jamais à l’identique, toutes frappées de variabilité. Le niveau de compétence dépend ici du niveau de complexité et d’aléas, de la variation des situations de travail. La compétence se distingue ici des simples « gestes professionnels », de l’habileté, de la « dextérité » qui s’appliquent dans des situations de travail strictement identiques.
Être compétent, c’est faire, mais être aussi capable de savoir pourquoi on a fait ainsi et pas autrement. Cette prise de conscience implique que l’étudiant puisse être capable de revenir sur son activité, de l’expliciter, de justifier ses démarches, de formaliser ses tâtonnements, ses hésitations, ses choix, ses compromis. C’est ce qui constitue l’analyse de l’activité de travail.

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Comment former aux compétences à partir des activités et des situations de travail ?

À partir des quelques principes exposés précédemment, pour former aux compétences à partir de l’activité et des situations de travail, il est nécessaire de :

permettre aux étudiants de « faire », par la transmission de savoirs, de techniques, de procédures. Leur offrir des outils, des espaces de formation où ils peuvent essayer, simuler, faire des erreurs et les corriger et bien sûr partager entre eux sur les situations rencontrées ;
organiser la formation et proposer des occasions pour que les étudiants puissent traverser de très nombreuses situations de travail, pour en quelque sorte remplir leur « sac à dos » de situations et d’expériences professionnelles;
inciter les étudiants à prendre conscience de ces situations, à revenir sur leurs activités, à développer chez eux le muscle de la réflexivité professionnelle.
engager les étudiants à conceptualiser leurs activités, à en repérer les traits communs, à les formaliser à l’oral comme à l’écrit ;
inciter les étudiants à faire mais aussi à décrire leurs activités et ces situations et à revenir sur ces descriptions au fur et à mesure qu’ils avancent dans la formation, qu’ils acquièrent des connaissances, un lexique professionnel. Faire l’expérience de décrire une activité en début de formation et de relire cette description au bout des plusieurs mois de formation : la nouvelle description sera plus structurée, plus « professionnelle ». Lire ou écouter les étudiants décrire leurs activités est significatif de leur capacité à conceptualiser leur travail, c’est la compétence qui s’entend !

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3-Formation à l’acquisition des compétences professionnelles

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